Chiffres
clés du surendettement
Entre
1990 et 1999, environ 750 000 dossiers de surendettement
ont été déposés auprès des commissions départementales
de surendettement. On peut dire que le surendettement
affecte une population assez hétérogène. Mais,
reste qu' un grand pourcentage vient du milieu
modeste, Souvent vivant des difficultés
financieres suite à la perte d'emploi ou
du fait d'un incident malheureux servenu dans
la vie familliale (divorce, décès du conjoint).
et surtout l'accumulation de crédit à
la consommation ( des rèserves d'argents
à des taux dépassement largement
les 20% si on prends en considération l'assurance
qui est souvent prèsentée comme
facultative n'est pas prise en compte dans le
calcul du TEG proposé ).
Chaque année de plus en plus de dossiers sont
traités. Pour 1998, par exemple, 117 854 dossiers
ont été reçus, 94 349 dossiers ont été déclarés
recevables (7% seulement d'irrecevabilité). Sur
ce nombre, 62 677 plans conventionnels ont été
élaborés, 14118 dossiers ont été clos par ce que
le débiteur a renoncé aux contraintes du plan
(préférant se débrouiller seul ou pour cause de
retour à meilleure fortune) et 20 697 dossiers
ont échoué faute d'accord (pour la plupart d'entre
eux des mesures recommandées ont été prises) .
Ainsi on constate un taux de réussite de 75 %.

Les
formalités
Il
est institué dans chaque département au moins
une commission de surendettement des particuliers
au sein d'un établissement Banque de France(Voir
adresse ). Vous pouvez à tout moment retirer
un dossier de demande de plan de surendettement
auprès de l'organisme du département où vous résidez
. Aidé éventuellement d'une assistante sociale,
vous devrez remplir ce dossier faisant état de
votre situation financière, professionnelle et
familiale ; il vous faudra également apporter
les justificatifs de vos ressources (bulletin
de paie, pension alimentaire, rentes,…) et de
vos charges (enfants à demeure, quittance de loyer,
facture EDF, crédits échus et à échoir,…). En
pratique, il est recommandé de maintenir le contact
avec les entités créancières et de les avertir
au plus vite du dépôt de votre dossier de surendettement.
Cette démarche faisant preuve de votre bonne foi
pourrait inciter les créanciers à vous accorder
des délais de paiement, à suspendre d'éventuelles
poursuites ou encore à accepter des mensualités
dites de " contact " même minimes.

L'acceptation
du dossier
Vous
êtes en situation de surendettement si, personne
physique de bonne foi, vous êtes dans l'impossibilité
manifeste de faire face à l'ensemble de vos dettes
non professionnelles exigibles et à échoir. La
commission examinera donc quatre conditions:
•Votre
qualité de personne physique :
Sont
exclus de ces dispositions les personnes morales,
les agriculteurs, les artisans,…qui bénéficient
d'un autre régime. Peuvent donc y prétendre les
personnes de nationalité française et étrangère
vivant sur le territoire français, le particulier
qui réside temporairement à l'étranger mais qui
a un son domicile principal en France et enfin
le débiteur de nationalité française domicilié
hors de France mais qui a contracté des dettes
auprès d'une entité française.
•Votre
bonne foi :
En
premier lieu, la commission examinera votre bonne
foi dite initiale c'est à dire votre bonne foi
au moment de la souscription de votre prêt. Sera
de mauvaise foi l'emprunteur qui aura menti sur
l'importance de ses revenus à l'organisme prêteur
ou qui lui aura caché l'existence d'autres prêts.
Ensuite, sera étudié votre bonne foi dite procédurale,
c'est à dire votre comportement face à votre situation
d'endettement. Sera de mauvaise foi un particulier
qui contractera des prêts dépassant les besoins
de la vie courante de façon abusive.
•Les
dettes non professionnelles :
Votre
dossier ne sera déclaré recevable qu'au regard
de vos dettes personnelles. En pratique, il arrive
qu'au moment de l'élaboration du plan, c'est à
dire uniquement après la recevabilité de votre
dossier, les dettes professionnelles puissent
faire l'objet de mesures
•L'impossibilité
manifeste de faire face vos dettes :
Il
n'y a pas de montant d'endettement type. Tout
n'est que question de proportion. La commission
procédera à une simple comparaison entre vos ressources
et l'ensemble de vos charges (non professionnelles)
réparties mensuellement. Dans beaucoup de cas,
l'endettement peut dépasser 60% des ressources.
En cas de rejet de votre demande de plan, il est
possible de former un recours sous trente jours
devant le juge de l'exécution territorialement
compétent. En cas d'acceptation, sous trois semaines
vous recevrez un avis de recevabilité de dossier
de surendettement. Un numéro de dossier vous sera
affecté et vous disposerez des coordonnées de
la personne responsable du suivi de votre dossier.
Afin de faciliter la prise d'un accord amiable,
il est conseillé de faire parvenir une copie de
cet avis à chacun de vos créanciers. La commission
dans les même temps doit prévenir les éventuelles
cautions et les informer que les mesures à venir
ne leur seront pas applicables. En conséquence,
si à l'issue de ce plan le débiteur principal
bénéficie de délais, la caution reste pleinement
tenue vis à vis des créanciers et ce dans la mesure
de ses engagements.

La
déclaration de créance et l'élaboration du plan
:
Tous
les créanciers signalés par le particulier vont
alors être contactés afin de vérifier que les
dettes déclarées lors du dépôt du dossier soient
d'un montant exact. Les entités créancières ont
alors 15 jours pour envoyer les documents justificatifs
de leur créance (copie de contrat de prêt ,…)
et un décompte réactualisé de l'état de la dette.
Si le créancier ne répond pas sous trente jours,
c'est l'état de la dette tel que déclaré par le
débiteur qui sera pris en compte. La commission
informe alors le particulier du nouvel état de
ses dettes. Si ce dernier est en désaccord il
a dispose de vingt jours pour demander à ce que
le juge de l'exécution vérifie à nouveau l'état
des dettes. Il à signaler que pour toutes contestations
devant le juge de l'exécution le créancier n'est
pas obligé de se faire assister par un avocat.
Une fois la vérification effectuée, la commission
de surendettement proposera à tous les créanciers
et au débiteur un plan de surendettement. Pour
cela, elle déterminera votre capacité de remboursement
mensuelle en soustrayant à vos revenus une somme
incompressible représentant vos besoins inhérents
à la vie courante. Si cette capacité est négative
(par exemple 4000 francs de revenus pour 4400
francs de dépenses vitales), la commission proposera
certainement un moratoire pouvant aller de trois
à trente-six mois. Le temps de vous refaire une
situation financière. Elle peut dans ce cas demander
à certains créanciers d'abandonner tout ou partie
de leur créance, ou de ramener leur taux d'intérêt
contractuel (souvent proche de 15%) au taux d'intérêt
légal (2.14% cette année). Si cette capacité est
positive mais faible (quelques centaines de francs),
un moratoire peut être demandé à tout ou partie
des créanciers et en sus des mesures précédemment
énoncées, le débiteur devra en contrepartie s'acquitter
de mensualités de contact envers certains gros
créanciers (surtout pour les créanciers immobiliers,
les bailleurs et le fisc). Enfin, si une réelle
capacité de remboursement peut se dégager, la
commission de surendettement proposera pour chaque
créancier un rééchelonnement des dettes avec dans
la plupart des cas une baisse du taux d'intérêt.
L'évolution des situations financières étant imprévisible
les plans sont généralement conçus pour une durée
de trois ans,à charge pour le débiteur consciencieux
de demander l'élaboration d'un nouveau plan par
la suite. Aussi, à fin de mettre en confiance
les entités créancières pour qu'elles acceptent
le plan, la commission peut solliciter du débiteur
qu'il s'engage à vendre un bien de valeur (maison
secondaire) ou soumette ses futurs engagements
contractuels à l'accord de ses créanciers. Le
plan aboutit généralement à une diminution de
35 à 50% de la charge mensuelle des dettes.
La
phase amiable et la phase de recommandation
Le
but premier de la commission étant la conciliation,
ce plan sera soumis à l'acceptation du débiteur
et de tous ses créanciers. L'accord doit porter
sur toutes les dispositions et être donné unanimement.
Si tous les créanciers et le débiteur acceptent
le plan dans les quinze jours, ce plan va être
visé et homologué par le juge de l'exécution qui
enverra un avis définitif de mise en place des
mesures prises avec une date de départ.En cas
d'absence de moratoire, des virements pourront
être mis en place à fin de coordonner les divers
règlements. En cas de refus des mesures par un
ou plusieurs créanciers, le plan est annulé. En
pratique toutefois, la personne chargée du dossier
auprès de la commission contacte la ou les personnes
qui refusent le plan en vue de trouver un nouveau
terrain d'entente. En cas d'échec, le débiteur
a le choix, sous quinze jours à compter de la
réception de l'avis de rejet de plan, de demander
à la commission d'élaborer des mesures recommandées.
Nous vous recommandons fortement de formuler cette
demande. A défaut, les créanciers iront au bout
de leurs poursuites, jusqu'à l'intervention d'un
huissier. La commission va élaborer un nouveau
plan sensiblement proche du précédent et va le
soumettre de nouveau pour information aux créanciers.
Ces derniers auront quinze jours pour former contestation
devant le juge de l'exécution. Au vu des ces contestations,
le juge de l'exécution va vérifier le bien fondé
et la régularité des mesures recommandées. Au
terme d'une procédure non contradictoire, le juge
va rendre une ordonnance attribuant ou non la
force exécutoire aux mesures recommandées. Il
peut convoquer un créancier pour obtenir ses explications.
Il n'a pas le droit par contre de compléter ou
de modifier le plan. S'il refuse les mesures recommandées,
le débiteur peut faire appel sous trente jours.
S'il rend force exécutoire aux mesures, ce sont
les créanciers qui pourront faire appel dans les
mêmes délais .

Les
effets indirects
L'inscription au fichier FICP auprès de la Banque
de France. C'est l'inconvénient majeur de ce plan.
Cela ne signifie pas que vous serez interdit de
chéquier. Il s'agit d'un fichier qui signale aux
organismes prêteurs qu'à un moment donné vous
n'avez pas pu faire face à vos mensualités de
remboursement. C'est un obstacle à l'obtention
d'un nouveau crédit. Ce fichage est de plus prolongé
pendant cinq ans à compter de la fin de votre
plan, sans pouvoir dépasser huit ans. Ceci doit
être relativisé par le fait qu'un organisme prêteur
face à des impayés (généralement au bout de trois)
fait inscrire systématiquement son client au fichier
FICP. C'est pour lui un moyen de pression efficace
: pour assurer la régularisation des impayés..
Ainsi, il est rare qu'un débiteur ne soit pas
déjà fiché lorsqu'il en vient à demander le bénéfice
d'un plan de surendettement. La suspension des
voies d'exécution C' est l'avantage majeur de
ce plan. Bien souvent au stade du dépôt de dossier
de surendettement, le débiteur est déjà confronté
aux huissiers. Une fois que les mesures amiables
ou recommandées sont définitives, le juge prononce
la suspension de toutes les voies d'exécution
c'est à dire les saisies opérées par huissier
de justice. Depuis la nouvelle loi de lutte contre
les exclusions, il est institué une procédure
d'urgence et la commission sur demande du débiteur
ou même à l'initiative du président de la commission
peut saisir à tout moment, par exemple dès la
réception de l'avis de recevabilité du dossier,
le juge de l'exécution pour prononcer la suspension
des voies d'exécution. L'effacement des dettes
C'est une des nouveautés de la loi de 1998. Cette
mesure s'inspire du régime particulier d'Alsace
Moselle où la procédure de la faillite civile
permet de remettre les compteurs à zéro. Ainsi,
elle accorde au débiteur en situation désespérée
l'effacement de ses dettes. Cette disposition
n'a pas encore fait ses preuves. Pour en bénéficier
il faut remplir trois conditions : •Être totalement
démuni professionnellement et financièrement.
•Prouver sa bonne foi (c'est à dire démontrer
les tentatives de recherche d'emploi et de toutes
améliorations de sa situation) •Avoir bénéficié
de deux moratoires de trente-six mois. Autrement
dit, l'effacement des dettes ne peut intervenir
qu'au bout de six années.
Conséquence
en cas de non respect du plan
Si le débiteur ne respecte pas les dispositions
de son plan en ne réglant pas les mensualités
prévues, le ou les créanciers concernés, après
mise en demeure par lettre recommandée pourront
dénoncer le plan de surendettement auprès de la
commission. Le plan sera donc d'office rendu caduc.
Les conséquences en sont d'autant plus importantes
que le plan est annulé rétroactivement. Ainsi,
les concessions faites ou imposées aux créanciers
n'ont jamais eu lieu et la créance dont le taux
était souvent figé est réactualisée au taux initial
comme si le plan n'avait jamais eu lieu. La situation
est alors au point de non retour.Votre mauvaise
foi étant démontrée, il est impossible de pouvoir
prétendre à un nouveau plan dans les années à
venir. Par contre si vous ne pouvez plus respecter
le plan à cause d'un changement de situation (perte
d'emploi), il est impératif d'aller au devant
des événements. Il faut tout de suite prévenir
les créanciers et la commission qui réadaptera
le plan à votre nouvelle condition. Il est rare
qu'un créancier viole un plan définitif en ayant
recours à un huissier. Toutefois dans cette éventualité,
le créancier peut le poursuivre devant le juge
de l'exécution à fin de stopper cette procédure.
Somme toute, il est essentiel de jouer la carte
de la transparence avec ses créanciers et la commission.
Toute fausse déclaration ou omission, toute aggravation
de votre insolvabilité par de nouveaux crédits
entraîneront la résolution du plan de surendettement
et la reprise des poursuites. Armez-vous de patience,
votre situation ne pourra que s'améliorer.

la
loi Scrivener
Tous
droits consommateur a été adoptée le 10 juillet
1978. Il s'agit de la loi Scrivener à l'origine
de nombreux textes du code de la consommation.
Cette loi s'attachait particulièrement au crédit
mobilier. C'est pourquoi, le 31 juillet 1979,
une nouvelle loi protégeant le particulier face
au crédit immobilier a été votée. Ces dispositions
se sont hélas révélée insuffisantes puisqu'elles
visaient essentiellement à protéger le particulier
lors de la souscription du contrat. Aucune disposition
particulière ne venait au secours des personnes
ne pouvant plus payer leurs échéances. La faillite
civile n'étant pas reconnue, les parlementaires
ont vu la nécessité d'un traitement global et
organisé de la situation du particulier, s'inspirant
de la loi de 1985 sur la mise en redressement
judiciaire des sociétés. C'est ainsi qu'en juin
1989 la loi Neiertz vit le jour. Elle comprend
34 articles avec un volet sur la prévention des
situations de surendettement et un autre sur le
traitement de la situation de surendettement.
Une commission de surendettement est instituée
mais elle n'a qu'un rôle facultatif, l'essentiel
de la procédure se déroulant devant le juge de
l'exécution. La loi Neiertz a initié également
un fichier national des incidents de paiements
(FICP) géré par la Banque de France. Ce fichier
recense les informations sur les incidents de
paiements liés aux crédits accordés aux personnes
physiques pour des besoins non professionnels.
En 1995, le législateur a rendu obligatoire le
passage devant la commission de surendettement
en cas de dépôt de dossier, ce qui renforce l'objectif
de conciliation entre les parties. Enfin, en 1998,
la loi relative à la lutte contre les exclusions
a encore amélioré les dispositions relatives au
surendettement en instituant une procédure d'urgence
visant à suspendre au plus vite les saisies engagées
par huissier et en permettant l'effacement des
dettes.

LES
ETAPES DE LA PROCEDURE
Depuis
le 1er août 1995, le débiteur est obligé
de passer d'abord devant la Commission de
surendettement et ne peut déposer un dossier
directement devant le juge. Pour saisir
la Commission : Vous devez vous adresser
au secrétariat du siège de la Banque de
France dont dépend votre commune (Cf. adresses),
pour retirer une déclaration permettant
de constituer un dossier. |
| 1ère
hypothèse : votre demande est irrecevable |
| Dans
ce cas, vous pouvez saisir le Juge de l'Exécution
de votre domicile dans les quinze jours
de la notification de la décision de la
commission. Le juge statue après avoir recueilli
ou demandé vos observations et les observations
de vos créanciers. Le jugement rendu par
le Juge de l'Exécution vous est notifié
ainsi qu'à vos créanciers. Par ailleurs,
le dossier accompagné d'une copie du jugement
est renvoyé à la Commission dont la décision
a été contestée. Remarques : Dans ce cas,
la décision du Juge de l'Exécution n'est
pas susceptible d'appel (Article R. 331-8
du Code de la Consommation) Vous disposez
d'un délai de quinze jours pour saisir le
Juge de l'Exécution |
| 2ème
hypothèse : votre demande est recevable |
| Phase
amiable pour établir un plan conventionnel
de redressement
Dans
ce cas la commission cherche à concilier
les parties,(article L.331-6 du Code de
la Consommation), afin d'élaborer un plan
conventionnel de redressement en accord
avec le débiteur et les créanciers. Dans
cette hypothèse deux situations peuvent
se présenter : - soit vos créanciers et
vous-même trouvez un accord devant la Commission
et un plan conventionnel de redressement
est alors établi, - soit vous n'arrivez
pas à vous mettre d'accord, et la seule
possibilité qui vous reste est de solliciter
des recommandations à la Commission de Surendettement.
Par ces recommandations, la Commission proposera
des mesures de redressement. Par ailleurs,
la commission peut également saisir le Juge
de l'Exécution, qui a seul le pouvoir de
suspendre les mesures d'exécution que vous
subissez de vos créanciers, du moment qu'il
ne s'agit pas de créances alimentaires (exemple
: pensions alimentaires, prestation compensatoire
etc...). |
| Un
plan conventionnel est signé |
| vous
ne respectez pas le plan celui-ci deviendra
caduc 15 jours après une mise en demeure
d'avoir à le respecter |
| La
situation est désespérée |
| La
commission peut proposer un moratoire pour
une durée de 3 ans prévoyant notamment la
remise voire l'éffacement de certaines de
vos dettes.
A
l'issue de la période de trois ans, votre
dossier est réexaminé
Les
recommandations dans le cadre du moratoire
Pour les situations les plus désespérées,
la Loi du 29 juillet 1998, permet à la commission
de proposer au Juge de l'Exécution purement
et simplement la suspension de l'éxigibilité
des créances autres qu'alimentaires ou fiscales
pour trois ans. On appelle cela le moratoire.
Il ne peut excéder trois ans, et entraine,
sauf proposition contraire, un taux d'intérêt
réduit qui ne peuts excéder le taux légal
en vigueur. Par ailleurs, si la situation
du débiteur l'exige, la commission peut
dans le cadre de ce moratoire étendre ses
effets aux créances fiscales qui peuvent
faire l'objet de remises totales ou partielles
dans les conditions de l'article L.247 du
Livre des Procédures Fiscales. A l'issue
de la période maximale de trois ans la commission
doit réexaminer la situation du débiteur
: si le débiteur demeure insolvable, la
commission peur recommander par proposition
spéciale et motivé, l'effacement total ou
partiel des créances autres qu'alimentaires
ou fiscales. si la situation du débiteur
le permet la commission recommande tout
ou partie des mesures prévues pour parvenir
à l'apurement de la dette sur une durée
qui ne peut excéder huit ans. Voies de recours
La commission propose le moratoire et vous
avise ainsi que vos créanciers par LRAR
; chacun a alors un délai de quinze jours
à compter de la réception de ladite lettre
pour consteter les mesures proposées devant
le Juge de l'Exécution. Si aucune voie de
recours n'a été exercée, le Juge de l'Exécution
prend une décision exécutoire. (article
R.332-7 du Code de la Consomation).
|
| Echec
d 'élaboration d'un plan conventionnel |
| Vous
disposez d'un délai de 15 jours pour demander
à la Commission des recommandations
|
| Les
recommandations ne sont pas constestées |
| Le
Juge de l'Exécution vérifie les recommandations
et leur donne force exécutoire
|
| Les
recommandations sont contestées |
| 15
jours pour saisir le juge de l'exécution
Procédure
contentieuse: Voies de recours : appel
ou pourvoi |
| |
| ILE DE
FRANCE
219
Bd Saint Germain 75007
PARIS Tél:01.44.39.31.31 |
|
HAUTE-NORMANDIE
32 Rue Jean Lecanuet - BP 896 76005
ROUEN CEDEX Tél:02.35.52.78.78 |
| ALSACE
3
Place Broglie - BP 410 R2 67002
STRASBOURG CEDEX Tél:03.88.52.28.40
|
|
LANGUEDOC-
ROUSSILLON
98 Ter Avenue de Lodève 34061
MONTPELLIER CEDEX 2 Tél:04.67.06.79.79 |
| AUVERGNE
15
Cours Sablon - BP 58 63002
CLERMONT FERRAND Tél:04.73.40.69.40
|
|
LIMOUSIN
8 Boulevard Carnot - BP 414 87012
LIMOGES CEDEX Tél:05.55.11.53.00 |
| BASSE-NORMANDIE
14
Avenue de Verdun 14051
CAEN CEDEX Tél:
02.31.38.33.00 |
|
LORRAINE
12 Avenue Robert Schuman - BP
20450 57017
METZ CEDEX 1 Tél:03.87.39.94.00 |
| BOURGOGNE
2
Place de la Banque - BP 126 21004
DIJON CEDEX Tél:03.80.40.41.50
|
|
MIDI-PYRENEES
4 Rue Deville - BP 607 31001 TOULOUSE
CEDEX 6 Tél:05.61.61.35.35 |
| BRETAGNE
25
Rue de la Visitation - BP 178 35003
RENNES CEDEX Tél:02.99.25.12.12
|
|
NORD-PAS-DE-CALAIS
75
Rue Royale - BP 587 59023
LILLE CEDEX Tél:03.20.40.47.47 |
| CENTRE
30
Rue de la République - BP1657 45006
ORLEANS CEDEX Tél: 02.38.77.78.78
|
|
PROVENCE-ALPES-COTE
D'AZUR
Place
Estrangin Pastré - BP 91 13254
MARSEILLE CEDEX 6ème Tél:04.91.04.10.10 |
| CHAMPAGNE-ARDENNES
34
Rue Pasteur - BP 510 51006
CHALONS EN CHAMPAGNE CEDEX Tél:03.26.66.71.00 |
|
PAYS-DE-LOIRE
14
Rue Lafayette - BP 20725 44007
NANTES CEDEX 1 Tél:
02.40.12.53.53 |
| CORSE
8
Rue Sergent Casalonga - BP 315 20177
ajaccio cedex 1 Tél:04.95.51.72.40
|
|
PICARDIE
57
Rue de la République- BP 0902 80009
AMIENS CEDEX 1 Tél: 03.22.82.28.00 |
| FRANCHE
COMTE
19
Rue de la Préfecture 24044
BESANCON CEDEX Tél:03.81.65.21.21 |
|
POITOU-CHARENTES
1
Rue Henri Oudin - BP 325 86008
POITIERS CEDEX Tél.
05.49.55.88.00 |
| GIRONDE
13
et 15 Rue Esprit des Lois - BP 503 33001
BORDEAUX Tél:05.56.00.14.14 |
|
RHONES-ALPES
14
Rue de la République 69268
LYON CEDEX 2ème
Tel:04.72.41.25.25 |
| |
|
|