La loi Carrez
touche toute vente d’un bien immobilier en copropriété,
et ce quelle que soit son affectation: habitation, bureaux,
commerce…
Les maisons
individuelles ne sont pas concernées par la présente
loi sauf si elles sont situées dans une copropriété.
Le texte de
loi exige que la superficie du bien à vendre soit indiquée
dès le compromis de vente afin qu’elle soit reprise
dans l’acte authentique final qui scelle la vente. La
loi impose, par ailleurs, que la superficie privative soit
calculée selon des normes précises. Ainsi, si
la superficie réelle est inférieure d’au
moins de 5% à celle mentionnée dans l’acte
authentique, l’acquéreur est en droit d’exiger
un remboursement proportionnel à la différence
de surface.
Exemple :
Un appartement
est vendu 200000€ pour une superficie de 100m²
L’acheteur
fait vérifier la superficie et il en ressort que la
superficie réelle est de 94m²
L’écart
constaté est de 6m² ce qui est donc supérieur
à 5% de100m². Ainsi, l’acheteur est en droit
d’exiger le remboursement de l’écart avéré
auprès du vendeur.
Mode calcul
du remboursement de l’écart = Prix de la vente/la
superficie
200000€
/ 100m² = 2000€/m²
Le cédant
doit donc rembourser à l’acquéreur la
somme suivante :
2000€*6m²=12000€
Nous conseillons
aux parties concernées par toute transaction immobilière
de bien vérifier le métrage réel du bien
à céder.
Sources
et références juridiques : loi n°96-1107
du 18 décembre 1996 et décret n°97-532 du
23 mai 1997 |